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Les histoires de nos mamans

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L’établissement de la filiation

Léa vient d’accoucher d’une ravissante petite fille :

- « Qu’elle est jolie, et elle a déjà des cheveux !

- On est les plus heureux parents du monde avec Mathieu !

- Où est-il que je le félicite ?

- Il est parti à la Mairie pour reconnaître notre petite puce. »

 

Selon l’article 310-1 du Code civil il y a deux modes d’établissement de filiation, l’un non contentieux, l’autre contentieux. Seul l’établissement non contentieux sera développé ici.

L’établissement non contentieux de la filiation par nature, c’est-à-dire celle résultant de la procréation naturelle des parents mariés ou non, peut se faire selon trois modes.

 

Le premier mode d’établissement de la filiation est celui par l’effet de la loi. Selon l’article 311-25 du Code civil, la désignation de la mère dans l’acte de naissance établie la filiation à l’égard de celle-ci. L’acte de naissance est celui qui est rédigé à la naissance de l’enfant puis enregistré dans les registres de l’état civil. Concernant la paternité, l’article 312 du Code civil prévoit que c’est uniquement le mari de la mère qui est présumé être le père lorsque l’enfant est né ou a été conçu pendant le mariage. Toutefois, la présomption de paternité ne joue plus en cas de procédure de divorce, de séparation de corps, ou lorsque la mère est séparée de son mari et élève seule l’enfant.

 

Le deuxième mode d’établissement de la filiation est celui de la reconnaissance. Lorsque les parents ne sont pas mariés, c’est le mode le plus commun d’établissement de filiation. La filiation à l’égard de la mère est automatiquement établie par la mention de son nom dans l’acte de naissance. En revanche, le père doit reconnaître l’enfant.

La reconnaissance peut se faire par les deux parents avant la naissance. Dans ce cas, il suffit de faire une déclaration dans une mairie. L’officier d’état civil rédige alors un acte de reconnaissance qui devra ensuite être présenté lors de la déclaration de naissance.

La reconnaissance peut également se faire au moment de la déclaration de naissance. Le père peut reconnaître l’enfant lors de la déclaration de naissance, soit dans les trois jours suivants la naissance, à la mairie du lieu de naissance.

Enfin, la reconnaissance peut se faire après la déclaration de naissance. Le père peut reconnaître l’enfant dans n’importe quelle mairie en présentant une pièce d’identité et en faisant une déclaration à l’état civil. La reconnaissance sera alors indiquée en mention de l’acte de naissance de l’enfant et dans le livret de famille.

 

Enfin, le troisième mode d’établissement de filiation est la possession d’état. Selon l’article 317 du Code civil, elle s’établit lorsque la réalité montre un lien de filiation. Il faut pour cela un faisceau d’indices : le supposé parent doit traiter l’enfant comme le sien et lui-même le considérer comme son parent ; la société et les administrations doivent reconnaître l’enfant comme celui du ou des parents présumés et l’enfant doit porter le nom de celui ou de ceux dont on le dit issu. De plus la possession d’état doit être continue (stable), paisible (non frauduleuse), publique et non équivoque.

Si ces conditions sont remplies, le parent doit alors demander un acte notarié au juge du tribunal d’instance du lieu de naissance de l’enfant ou de son domicile. La filiation est ensuite établie rétroactivement au jour de la naissance de l’enfant.

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La durée du congé maternité

Bertille attend des jumeaux, elle se réjouit de son futur congé maternité :

- « Je suis contente, dans quelques jours je vais enfin être en congé mat’ !

- Super tu as combien de temps ?

- Seize semaines forcément !

- Ça m’étonne, je crois que la durée est plus longue pour une grossesse gémellaire… »

 

Selon l’article L1225-17 du Code du travail, le congé maternité commence 6 semaines avant la date présumée de l’accouchement et se termine 10 semaines après la naissance de l’enfant. Ceci est une durée minimale qui peut varier en fonction de différents éléments. Durant cette durée minimale, la salariée peut suspendre son contrat mais ceci n’est pas une obligation. Attention tout de même, l’employeur ne doit pas accepter qu’une salariée travaille pendant 8 semaines avant ou après l’accouchement sous peine d’amende.

 

La durée du congé peut varier en fonction du nombre d’enfants à charge. En effet, lorsque la salariée a déjà deux enfants ou plus à charge, et qu’elle attend un seul enfant, le congé maternité est de 24 semaines. Si la salariée attend des jumeaux, la durée du congé maternité sera de 34 semaines. Enfin, si la salariée attend des triplés ou plus, la durée du congé maternité sera de 46 semaines.

 

La durée du congé varie également en cas de naissances multiples. Quel que soit le nombre d’enfant antérieur, la durée du congé est allongée. Ainsi, si la salariée attend des jumeaux, la durée totale du congé maternité sera de 34 semaines soit 12 semaines de congé prénatal et 22 semaines de congé postnatal. Si la salariée attend des triplés ou plus, la durée totale du congé maternité sera de 46 semaines, soit 24 semaines de congé prénatal et 22 semaines de congé postnatal.

 

Dans le cas d’un état pathologique lié à la grossesse, la durée du congé maternité peut être augmentée. La période du congé prénatale peut être allongée de 2 semaines au plus lorsqu’un certificat médical atteste de l’état pathologique résultant de l’état de grossesse. La période du congé postnatal peut être allongée de 4 semaines au plus si l’état pathologique résulte de l’accouchement.

 

Enfin, l’article L1225-23 du Code du travail prévoit que, lorsque l’enfant né doit être hospitalisé en raison de sa naissance prématurée, la durée du congé maternité peut être reportée. Ainsi, lorsque l’enfant est né plus de 6 semaines avant la date prévue de l’accouchement, le congé peut être reporté du nombre de jours courant de la date effective de l’accouchement au début des périodes de congé de maternité prévues initialement.

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Le licenciement

Je rends visite à Marie qui débute son congé maternité :

- « Je n’étais pas en très bon terme avec mon patron quand je suis partie en congé…

- Ça t’inquiète beaucoup ?

- Oui, j’ai peur qu’il profite de mon absence pour me licencier.

- Rassure-toi, le licenciement est très encadré et limité lorsqu’il s’agit une femme enceinte. »

 

Le code du travail se veut très protecteur pour la femme enceinte. Selon l’article L1225-4 du même code, il y a deux types de protections concernant le licenciement.

 

Tout d’abord, il existe une protection dite relative selon laquelle l’employeur peut licencier la salariée. Ceci est le cas pour trois types de période : pendant le temps de grossesse (soit depuis le constat médical jusqu’au point de départ du congé maternité), pendant les quatre semaines suivant la fin du congé maternité et pendant les quatre semaines suivant le congé d’adoption.

Attention tout de même, le licenciement n’est possible que pour deux motifs : la faute grave, non liée à l’état de grossesse, et le maintien impossible du contrat de travail.

La faute grave est définie par le droit du travail comme une faute commise par le salarié d’une importance telle qu’elle rend impossible le maintien du salarié dans l’entreprise. L’impossible maintien du contrat de travail doit, lui, résulter de circonstances indépendantes du comportement de la salariée, tel que, par exemple, des difficultés économiques.

 

Enfin, il existe une protection dite absolue contre le licenciement. L’employeur ne peut licencier une salariée pendant toute la période du congé maternité ou du congé d’adoption.

Durant ce congé, même en cas de faute grave ou d’impossible maintien du contrat de travail, l’employeur ne peut licencier.

 

Il peut arriver des situations dans lesquelles l’employeur licencie avant d’être informé de l’état de grossesse de la salariée. Dans une telle situation, la salariée dispose de 15 jours, suivant la notification de son licenciement, pour informer l’employeur de son état en lui fournissant un certificat médical attestant de son état de grossesse. L’effet de cette information rend le licenciement nul.

 

Des sanctions sont prévues lorsque l’employeur ne respecte pas ces règles.

Tout d’abord le licenciement prononcé est nul. La nullité du licenciement entraîne la réintégration de la salariée dans l’entreprise, le paiement des salaires pendant la période de protection et des indemnités de rupture. Si la salariée ne souhaite pas être réintégrée, elle bénéficiera en plus d’une indemnité réparant intégralement le préjudice causé.

Enfin, selon l’article R1227-5 du code du travail, l’employeur s’expose à une amende de 1500€.

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L’information de l’employeur de la grossesse

Laura est très heureuse, elle vient dapprendre quelle attend un enfant :

- « Avec Jules on l’a annoncé à toute la famille, ils étaient enchantés !

- C’est une super nouvelle ! As-tu pensé à prévenir ton employeur aussi ?

- Ah non, tu penses que je dois lui dire ? »

 

La grossesse est un évènement de la vie privée, à ce titre, la salariée n’est pas tenue de le révéler à son employeur. Par exemple lors de l’embauche, la salariée enceinte ou ayant des enfants n’est pas obligée d’en informer l’employeur.

 

Lorsque la salariée est en poste, elle a également le droit au respect de sa vie privée. Cette dernière peut ne pas mettre au courant son employeur de son état. Aucun délai ni aucune obligation ne sont prévus pour prévenir l’employeur.

 

Toutefois, si la salariée ne prévient pas l’employeur de son état, elle ne peut pas bénéficier des protections liées à la maternité. Ainsi, la salariée enceinte a tout intérêt à prévenir au plus tôt son employeur.

 

L’information de l’employeur est assez simple. La salariée doit présenter un certificat médical attestant de l’état de grossesse et précisant la date présumée de l’accouchement. Selon l’article R1225-1 du Code du travail, la salariée doit envoyer le certificat médical par lettre recommandée avec accusé de réception ou le remettre en main propre contre décharge à son employeur. Toutefois, les juridictions sont assez souples concernant le mode d’information et acceptent une information verbale ou même une information écrite sans joindre le certificat médical. Ainsi, la salariée bénéficie des règles de protection dès lors qu’elle prouve que l’employeur a été informé de son état.

 

Une fois l’employeur informé, la salariée a droit à une certaine protection.

En effet, les règles limitant et encadrant le licenciement s’appliquent (voir article « Le licenciement »). De plus, la salariée enceinte peut bénéficier d’un aménagement de ces conditions de travail. L’employeur et le médecin du travail peuvent de concert proposer des modifications ou aménagements des conditions de travail. La salariée pourra accepter ou refuser ces modifications.

Lorsque la salariée travaille de nuit, l’article L1225-9 du Code du travail prévoit une possible affectation à un poste de jour. Ainsi, par la simple demande de la salariée, l’employeur doit l’affecter à un poste de jour, sans réduction de salaire. De même, la salariée peut être affectée à un poste de jour à la demande du médecin du travail. Toutefois, si l’employeur n’est pas en mesure de proposer un poste de jour, le contrat de travail de la salariée est suspendu. Pendant cette période de suspension, la salariée continue à être rémunérée.

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Le prénom

Sophie vient de m’appeler.

- « Toi qui es juriste tu dois savoir.

-  J’aime pas quand ça commence comme ça !

-  Si, si tu sais tout ! Pour la naissance de mon fils je voudrais l’appeler MJ

-  MJ ???

-  Ben oui, comme Mikaël Jackson ! mon idole… »

 

A l’inverse du nom de famille qui, en principe est immuable, le prénom peut être librement choisi par les parents.

En effet, selon l’article 57 du Code civil, « Les prénoms de l’enfant sont choisis par ses père et mère ». Il n’y a plus de liste de prénoms comme cela était prévu par la loi du 11 Germinal An XI (1803). Cette ancienne loi, abrogée en 1993, imposait aux parents de choisir les prénoms parmi des prénoms en usage dans les calendriers.

 

Toutefois, il existe deux limites au libre choix des parents.

La première est l’intérêt de l’enfant. Ainsi, le prénom ne doit pas porter atteinte aux droits ou aux intérêts de l’enfant.

La seconde limite permet aux tiers de protéger leur nom de famille. Ainsi, certains noms de famille ne pourront pas être choisis comme prénoms si cela entraîne un risque d’usurpation de nom.

 

L’officier d’état civil contrôle le prénom donné par les parents. S’il estime que le prénom est contraire aux intérêts de l’enfant, il doit en aviser le procureur de la République. Le procureur pourra alors saisir le Juge aux affaires familiales (JAF). Après avoir étudié le prénom et la situation familiale, le JAF a le droit d’ordonner la suppression du prénom sur les registres de l’état civil. Les parents peuvent alors choisir un autre prénom, conforme cette fois ci, à défaut, le JAF choisira lui-même un nouveau prénom.

 

Mais qu’est-ce qu’un prénom contraire aux intérêts de l’enfant ? Selon la directive du 3 mars 1993, sont contraires aux intérêts de l’enfant « les prénoms ayant une apparence ou une consonance ridicule, péjorative ou grossière, ceux difficiles à porter en raison de leur complexité ou de la référence à un personnage déconsidéré dans l’histoire, ou encore, sous réserve de l’appréciation des juridictions, de vocable de pure fantaisie ».

Pour illustrer ce propos, voici une liste de prénoms qui ont été refusés par les officiers d’état civil : Titeuf, MJ, V8, Lucifer, Christ, 89, ou encore Nutella et fraise.

 

Pour conclure nous savons tous que les parents choisissent avec attention le prénom de leur enfant. Toutefois, si ce dernier considère que le prénom choisi par ses parents porte atteinte à son intérêt, l’enfant pourra demander au JAF de le changer !

Lire l’article précédent :)

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Une deuxième grossesse

Aujourd’hui on laisse la parole à Mamconseil qui nous raconte sa deuxième grossesse :

La grossesse s’est donc passée plutôt rapidement sans avoir de dérangement trop important.

J’ai pris 3 kg au total… Concrètement que du bonheur !

Les choses ont commencé à se gâter un peu, arrivées début aout, contractions, fatigue.. Bref les trucs sympa d’un accouchement imminent !

Un matin, les contractions se sont rapprochées et avec mon homme nous décidons d’aller vérifier que tout va bien à la maternité.

Les sages-femmes m’auscultent, oui les contractions sont là, mais pas assez efficaces sur le col.

Ouverte à 2 autant dire que je ne vais pas accoucher aujourd’hui !

Je rentre chez moi, toujours avec ces contractions, le spasfon n’y fait rien, le bain non plus… J’appelle mon gynéco pour savoir si je peux prendre autre chose pour la douleur. Il me propose un rendez-vous afin d’évaluer où en est le travail par rapport au matin.

Je vais au rendez-vous, il me dit bon là je dirais plutôt 3 mais par contre effectivement les contractions sont bien présente.

Il m’explique qu’il va essayer de m’aider un peu et que normalement le travail devrait s’enclencher.

À ce moment précis, je crois n’avoir jamais eu aussi mal de ma VIE ! Je découvre ce qu’est un décollement des membranes

concrètement ça a pris à peine 30 secondes, le but est de déclencher une sécrétion de prostaglandines, les hormones qui déclenchent les contractions et enclenchent l’accouchement.

Le médecin m’explique que ça devrait m’aider et que si demain je n’ai toujours pas accouché il faudra que je retourne à la maternité, car les contractions commencent à me fatiguer et que ça risque aussi de fatiguer bébé.

Je rentre chez moi, toujours en ayant mal, je m’endors directement tellement ça ma fatiguée et toujours rien ça m’a stoppée les contractions.

Le lendemain plus rien pas motivé pour aller à la maternité. Avec papa on se dit bon on verra demain.

La nuit les contractions reprennent, je préviens papa, on dépose notre première chez les grands-parents, on va à la maternité. Auscultation ouverte à 4 bon cette fois ils me gardent !

Youhou !!!

On fait l’admission, je vais dans ma chambre, la sage-femme me dit de continuer à marcher, de prendre une douche si j’ai envie et de la prévenir si je sens des choses.

Je marche, je me mets dans des positions étranges.. si si me demande pas pourquoi a ce moment accroupi c’est pas mal, puis allongé, puis debout, puis je sais plus.

À 10 h la sage-femme me dit bon allez madame nous allons descendre en salle de naissance.

Go !!!

Pose de péridurale, installation tout est bon… Contractions régulières il est midi ! La douleur devient presque qu’insupportable on appelle la sage-femme en effet la péridurale ne fonctionne pas. Elle appelle l’anesthésiste. Mon gynécologue passe me voir. Bon alors il est toujours pas la ?

Bah non tu vois bien quand même !!!

Le gynécologue me dit : Bon je vais faire un IVG j’en ai pas pour longtemps si à mon retour il est toujours pas la j’irais le chercher.

Le gynéco sort. La sage femme est toujours là, on attend l’anesthésiste…

Je regarde mon homme «ça pousse ! »

«  Mais non, attend l’anesthésiste va arriver, attend ! »

Je me penche, je pousse, la sage-femme met des gants, pas le temps pour la blouse !

La sage-femme tourne bébé, je me penche pour le sortir, mon homme panique, laisse la faire, la dame le rassure, mais non Monsieur laissez la faire, il n’y aucun risque.

J’ai sorti mon loulou toute seule comme une grande.

L’anesthésiste est arrivé j’avais mon bébé déjà dans les bras !

L’avantage c’est que j’ai ou remonter dans ma chambre en marchant comme si de rien n’était puisque la péridurale n’a pas fonctionné.

14h j’étais dans ma chambre avec mon loulou.

Mamconseil

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Accoucher sans stresser

Esprit Maman laisse la parole à Claire qui tient un blog : les cadeaux de souricette ;) sur un thème un peu particulier celui d’accoucher sous hypnose !

«L’accouchement s’est bien passé ? » « On t’a posé la péri à temps ? » (péri = péridurale pour les non-initiés aux joies de la maternité !) voila les 2 questions que l’on vous a nécessairement posées après la naissance de votre enfant. « L’hypnose a été efficace ? » et voilà la question que l’on ne vous a surement jamais posée !

Je ne suis pas hypnotiseur (!) mais lors de ma dernière grossesse, j’ai expérimenté la préparation à la naissance par l’hypnose. Le but de cette préparation est d’arriver à vivre au mieux son accouchement. Donc si vous voulez apprendre la lévitation ou traverser des murs, vous allez être déçues :-)

Pour cette préparation, j’ai utilisé le livre : Guide d’auto-préparation à l’accouchement par l’hypnose.

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Il m’a été recommandé par un proche, médecin pratiquant l’hypnose avec ses patients.

L’auteur de ce livre est une sage-femme qui accouche ses patienteshypnose. Vous comprenez donc que ce livre n’est pas une arnaque. Au contraire c’est une référence en matière de préparation à la naissance.

J’ai beaucoup aimé le fil conducteur de cet ouvrage : faire en sorte que le stress soit maîtrisé le jour J plutôt pour le transformer en force positive.

Un autre point fort de cet ouvrage que j’ai beaucoup apprécié : mettre des mots sur mes appréhensions à propos de l’accouchement. Les déterminer, les écrire, c’est une bonne arme pour les maîtriser.

Ensuite, l’auteur propose toute une série d’exercices pour dépasser ses appréhensions.

Ce guide d’auto-préparation est vraiment une aide puissante pour le jour de l’accouchement et, plus généralement, pour faire face aux situations stressantes et/ou angoissantes auxquelles nous sommes tous confrontés un jour ou l’autre. En effet, Armelle Touyarot avec son accent qui sent bon le soleil (elle exerce à Toulouse et les exercices du livre sont notamment présentés sur CD) propose 9 exercices à découvrir tout au long de la grossesse.

Elle nous apprend aussi à respirer … si, si je vous assure que la respiration est fon-da-men-ta-le pour surmonter une difficulté).

Elle prend le temps de décrire les trois étapes de l’accouchement. Par exemple, j’ai appris que la contraction a toujours la même durée : 1 minute.

Elle nous rappelle que l’accouchement est un des événements les plus naturels qui soient, et que le corps de la femme sait donc envoyer le signal opportun pour prévenir du moment de la naissance.

Pendant ma grossesse, j’ai pratiqué les différents exercices proposés dans l’ouvrage. Ce qui m’a permis de connaître des moments de grande relaxation.

Et le grand jour de la rencontre, j’ai bien mieux géré la douleur des contractions qu’à mon premier accouchement.

Mais comme je fais partie des « chanceuses » pour qui les contractions riment avec mortification, j’ai quand même fini par me faire poser une péridurale. Espérons que pour mon 3e accouchement, j’arriverai enfin à éviter la péridurale et que je serai dans un tel état de bien-être que mon enfant naîtra en lévitation !

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Une goutte de lait

Esprit Maman laisse la parole à Claire qui tient un blog : les cadeaux de souricette ;) sur un thème particulier car on va parler de don de lait !

J’aimerais vous parler d’une expérience assez intime que j’ai vécu il y a quelques mois, juste après la naissance de mon deuxième enfant. Il s’agit du don de lait maternel.

J’ai le sentiment que cette démarche est peu connue. En tout cas à en juger mes proches qui semblaient assez surpris que le lait maternel puisse être prélevé pour être donné.

Je souhaite donc vous en parler à la fois pour informer de l’existence du don de lait (voilà, donc ça c’est fait !!) et aussi pour vous présenter la démarche. En espérant vous donner envie de donner votre lait, ou, du moins, d’en faire la pub autour de vous !
J’en ai entendu parler à la maternité pendant la grossesse de mon numéro 1 (Mr J.) en déchiffrant une affichette format A4 qui n’était donc pas très visible … Mais grâce au temps d’attente, j’ai eu le temps de la lire en détails :-)

Mr J. est né, je l’ai allaité et j’ai rien donné …

 Quelque temps plus tard, même maternité, même gros bide, même affiche et voilà mon numéro 2, Mr G. (oui chez Souricette, on ne fait que des ptits mecs !!)

 Cette fois-ci, j’ai appelé le numéro indiqué (01 71 19 60 47 pour celles qui veulent les seules vraies infos essentielles !!). Comme je suis parisienne, il s’agit du lactarium d’Ile-de-France. Il est basé à l’hôpital Necker à Paris. Mais il existe d’autres lactariums situés aux quatre coins de la France.

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J’ai donc donné de mon lait. Pas beaucoup puisque j’ai donné à peine 1 litre quand certaines en donnent des dizaines voire plusieurs centaines (si, si c’est véridique même si c’est plus rare !).

Le lait maternel ainsi collecté sert à nourrir les grands prémas ; vous savez les minis chouchous qui naissent après 6 petits mois dans le ventre de leur maman en ne pesant parfois que 800 grammes …

Bref je voyais mon beau gros pépère gloutonner, alors j’ai pensé à ces petites crevettes et à leurs parents. Je me suis dit que si je pouvais contribuer, ne serait-ce que de façon infime, à soulager la faim des premiers et l’angoisse et le stress des seconds, ça valait la peine.
Donner 1 litre de lait me semble une goutte d’eau dans l’océan. Mais ce n’est peut-être pas si mal quand on sait qu’un grand préma se nourrit de quelques gouttes de lait à chaque biberon (pour avoir une idée des proportions : un bébé, né à terme, boit 120 ml par prise).

Il est aussi important de savoir que le lactarium d’Ile-de-France manque de lait. Du coup, je vais me répéter : n’hésitez vraiment pas à parler de cette démarche autour de vous.

 Mes interlocuteurs du lactarium ont toujours été très disponibles, aimables, à l’écoute. Je n’ai pas eu besoin de me déplacer : ils apportent le matériel nécessaire à domicile (un tire-lait et des flacons pour stocker le lait) et ils viennent collecter le lait.

Ils m’ont aussi donné de bons conseils pour l’allaitement. C’est d’ailleurs une autre des missions du lactarium.

 

En résumé, pour donner votre lait, il vous faudra 3 choses : du lait, un peu d’organisation (pour tirer le lait et le stocker dans des flacons stérilisés), et un congélateur.

 

Alors, en avant les mamans !! Des bouts de choux attendent votre bon lait !

 

Souricette

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La grossesse de Gwenaëlle

Je suis maman de 3 garçons et mes grossesses n’ont pas été de tout repos:

Pour mon 1er les premiers mois ont été très difficile à gérer…

J’étais très malade. Vers 4mois ça a été un peu mieux. Je commençais vraiment à me sentir enceinte :

Voir mon ventre commencer à s’arrondir, voir mon bébé pendant les échos, aux rdv avec la sage-femme c’était super, puis vers 5mois, on m’a annoncé que j’avais beaucoup trop de liquide amniotique.  Je devais avoir un diabète gestationnel. Pour moi ce n’était rien du tout, et voilà,  le fameux test des 26 semaines, j’ai dû faire une prise de sang, boire 1 gros verre et attendre 1h puis attendre encore 1h, encore une prise de sang…

J’avais un taux de sucre très élevé (je m’en rappel plus), la sage-femme me téléphone le lendemain pour me dire d’aller à l’hôpital de toute urgence. J’avais peur pour mon bébé. Nous sommes arrivés à l’hôpital, nous étions attendus, il y avait la sage-femme et la cadre.  Elle m’expliqua alors que j’avais du diabète gestationnel et qu’il fallait que je passe à 4h de test (150 g de sucre). J’ai dû le faire le lendemain

Le lendemain on m’a rappelée, conclusion, il fallait un régime sans sucre (pour moi c’était horrible). Sous antibiotique pour régulariser le taux de sucre de mon bébé.  J’ai dû allez voir une diététicienne.

Elle m’a aussi expliqué ce que je devais plus manger du tout, que ça sera comme ça et pas autrement sinon mon bébé serait vraiment en danger …

J’avais vraiment peur car quand on me disait ça je n’étais pas vraiment convaincue car la sage-femme n’avait pas répondu à toutes mes inquiétudes…

J’ai eu un boitier avec un livret, je devais prendre mes taux 6 fois par jours et si besoin une dans la nuit. On me disait que si je n’étais pas régularisée je passais sous insuline !!!!

Les semaines sont passées, et mon taux restait haut après chaque repas (je suivais bien le menus équilibrés), je notais également tous mes repas sur une feuille, avec la peur au ventre de passer à l’insuline.

j’ai à ce moment-là fais le baby blues, (et oui on peut le faire avant , pendant et après ).

J’ai commencé à sombrer,  incapable de vraiment comprendre, pourquoi moi ? Une grossesse se vit bien non? Pas avec des soucis de santé ??

Beaucoup de question, trop même, vers mes 8mois de grossesse, je pouvais plus me piquer tellement mes doigts était tellement enflés et bleus. Personne pour me soutenir, on me disait : mais c’est rien c’est juste un DG et puis c’est la vie … (sympa hein ? ).

Mon copain a été présent tout le long de ma grossesse et heureusement car moi et ce DG puis le baby blues, quel cauchemar !

Vers 9mois j’étais surveillée matin et soir sur monitoring, car je pouvais accoucher à tout moment.

C’était long, épuisant, nous avions hâte que notre bébé arrive enfin !

La semaine du 1er mars 2011 j’ai décidé d’arrêter de me piquer et de faire des écarts, tant pis, je risquerais « grave » comme on me disait !!!!

Le 3 au matin, monito, encore une prise de sang (je n’ai pas caché que j’avais arrêté, quit à me faire gronder tant pis, c’est alors que la sage-femme a remarqué que ma tension était trop élevée (je crois qu’elle était à 18), elle commence à me parler de césarienne en urgence (hein quoi ???? ) alors là je me suis encore prise la tête avec la sage-femme (génial ma journée).

Une autre sage-femme m’a dit : «Ce n’est pas très inquiétant car il fait chaud, le stress, votre tension est à 15 » elle m’a donc relâchée pour mon plus grand bonheur :).
Le soir avec mon copain, on s’est fait un bon repas bien copieux, je suis allée me coucher.  Vers minuit je n’étais pas bien, envie de vomir et mal au ventre, au dos , je réveille donc mon copain , on a décidé d’aller à l’hôpital et là on me dit c’est pour la journée du 4 mars , j’étais ravie. Finalement j’ai accouché 2h après mon arrivée et mon bébé est arrivé en bonne santé , en hypoglycémie , il a eu des dextro toutes les 6 heures puis une pipette de sucre toutes les 4 heures , j’ai allaité au mieux , mais l’accouchement , les visites , la pression qui redescend , la chute d’hormones et l’angoisse de savoir si le diabète me suivrait toute ma vie.

Pour conclure, j’ai vécu une bonne grossesse jusqu’à mes 5mois et demi et après ça été la plus déprimante grossesse …

Pour ma 2eme grossesse, je l’ai mieux vécu, j’avais vraiment pris connaissance de tous les risques, je me disais que ça irait ! Pareil pour l’allaitement ( j’avais arrêté car mal renseignée et peu aidée), j’ai été sur la « league allaitement », les animatrices m’ont beaucoup aidée , je me suis mieux organisée,  je ne voulais pas avoir une autre grossesse  » de merde  » , l’accouchement est arrivé et là pas très cool, il avait le cordon autour du cou, j’ai passé 20 min de ma vie à me dire il est parti ,je pensais à ça parce que quand on entend pas son bébé pleurer, on prie … j’étais toute seule dans la salle d’accouchement (jambe toujours écartées.)

Mon copain a été avec eux, voir ce qu’il se passait, je ne vous raconte pas l’état de mon copain :'(

Il m’a dit et a couru vers moi : « il est en vie, il est en vie ! » Je n’étais pas très soulagée car je voulais voir mon bébé pour m’en assurer ! Mon copain est arrivé enfin avec notre bébé dans les bras, nous avons pleuré de joie, j’ai passé un merveilleux séjour la bas.

Pour mon 3eme encore un DG mais pas un hyper mais un hypo , super lol , j’ai dû manger grignoter tout le temps car à chaque taux c’était très limité , j’ai continué a bien manger au lieu de 4 repas , j’en avais 6 ( déjeuner, collation, repas du midi, le gouter, le repas du soir, et un autre avant de me coucher en général c’était un fruit pour ne pas tomber hypo), accouchement bien passé, il a eu aussi 6 dextro et 4 pipettes de sucre , et au final tout est bien aller

On ne connait pas les risques quand on ne nous explique pas vraiment ce qu’il en est, c’est pour ça qu’il est important de prendre le temps d’expliquer , comment le gérer , et savoir vivre avec le diabète gestationnel durant la grossesse …

Gwenaëlle

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Grossesse et inquiétude

Esprit Maman laisse la parole à Laurraine, une maman inquiète pour la santé de son bébé…

Depuis longtemps, j’ai rêvé d’être maman, de construire  ma famille.  Avec mon conjoint, on a décidé de mettre en route notre projet l’année de mes 30ans. J’étais très heureuse mais avec une crainte :que mon bébé soit atteint de la même maladie que moi : la neurofibromatose de type 1 .

Une maladie génétique liée au chromosome 17 qui se manifeste essentiellement par des taches café au lait, la formation de tumeur bénigne sur les nerfs, des nodules (petites tuméfactions dures situées dans la peau) du nom de Lisch. Une baisse de la concentration, notamment pendant la scolarité.  J’ai donc rapidement prix rendez-vous avec le spécialiste de cette maladie sur Lyon, pour en discuter. Il m’a expliqué que le bébé avant 50 % de possibilité qu’il en soit atteint.

Il m’a refait un point sur les surveillances de cette pathologie lors des premières années de vie de l’enfant.
J’ai donc vécu avec cette inquiétude tout au long de ma grossesse.  Cela n’a pas été facile, mais avec l’amour que je  portais à mon enfant, avec la joie de construire une belle famille, j’ai réussi à être forte et à voir les beaux et bons cotés. Ce n’a pas été facile, mais pour que je sois heureuse et épanouie, j’ai du avancé.

C’est important de se sentir bien pour que le bébé soit bien. On dit qu’il ressent les émotions dans le ventre.
Le 28/10/2015, Tom est né. C’est que 5 mois après la naissance, que le diagnostique est tombé. Sur le coup, le monde s’est écroulé car j’avais quand même l’espoir qu’il soit en total bonne santé.  Rapidement, le sourire, la bonne humeur à pris place dans la maison, car Tom est magnifique, plein de vie, de bonne humeur, rigolo… ça reste une maladie bénigne avec laquelle on vit normalement. Il faut simplement être vigilent aux conséquences possibles avec un suivi chaque annuel.

L’amour que vous portez à votre enfant aide beaucoup. Etre prête à attendre le verdict et savoir comment le gérer aide beaucoup pour que la grossesse soit épanoui et à construire le futur. Je suis consciente que chaque cas est différent et, plus oui moins, facile à gérer.

Laurraine